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20/04/2017 - La chaîne Undiz marque l'innovation à la culotte

La marque de sous-vêtements Undiz, appartenant au groupe Etam, explore le concept du magasin "phygital", à la fois physique et digital. L'idée: offrir un parcours d'achat "sans coutures" à une clientèle jeune et habituée aux codes du e-commerce. Ce qui implique aussi des innovations logistiques.

20/04/2017 - Comment Décathlon adapte sa logistique à l'omnicanal

Pour s'adapter aux nouveaux modes de consommations, l'enseigne de la famille Mulliez a revu ses pratiques logistiques. La chaîne de distribution de matériel sportif a mis en place une organisation multicanal innovante, sans renier un modèle centré sur le magasin.

18/04/2017 - La Poste lance la troisième édition de son programme French IoT à l'occasion du SIdO

Forte du succès rencontré par French IoT depuis 2 ans, La Poste reconduit son programme de soutien à l'innovation des start-up et des grands groupes s'appuyant sur le Hub Numérique, sa plateforme IoT. Le coup d'envoi est donné à l'occasion du SIdO les 5 & 6 avril à Lyon. La Poste confirme ainsi son ambition de développer un écosystème IoT français de pointe pour proposer des services innovants au plus grand nombre.

10/04/2017 - Internet des Objets : l'industrie française sur la voie de maturité - LeMagIT

La 3ème édition du Sido dédié à l'écosystème IoT témoigne de projets industriels plus matures et plus ciblés face à l'offre abondante mais fragmentée des fournisseurs. L'exploitation des données est encore à la traine en France. Les applications concrètes de l'Internet des Objets (IoT) en France sont de plus en plus nombreuses, mais elles restent encore timides. Fin 2015, seuls 10% des industriels avaient mise en place une stratégie IoT, selon une étude de CXP Group. La tendance a été confirmée cette année au SidoO par Béatrice Felder, CEO d'Orange Applications for Business, qui avance que 3 entreprises sur 4 disposent de moins de 100 objets connectés. A côté de cela, on trouve évidemment des grands comptes tels Veolia qui en possèdent plusieurs millions, mais ils ne sont pas (encore) la règle. L'IoT dans le lait, le pétrole et l'électricité Ces projets de plus en plus nombreux sont encore trop peu mis en relation avec des stratégies systématiques d'exploitation des données. Laurent Julliard, Vice-Président Research de Schneider cite le " bon exemple " d'un industriel du lait qui a été obligé de jeter une partie de sa production. "Toutes les données des capteurs ont été exploitées. Au final, [ils ont trouvé qu'un] relais électrique qui commandait une ouverture de porte était défectueux, ce qui avait déclenché l'ouverture de cette porte et avait fait monter le taux d'humidité ". D'où un traitement du lait gâché. Philipe Demichel, PDG d'Indeep, un bureau d'études sur les projets électroniques, insiste sur la nécessité de reformuler les besoins exprimés par les industriels. Car l'Industrie 4.0 comme on l'appelle, repose sur l'amélioration de la production tournée vers les besoins des clients. " Au départ, la demande porte sur un stylo vert mais après des échanges, à l'arrivée c'est en fait un crayon bleu que voulait l'industriel. En un an, un projet peut évoluer sensiblement ". Parmi les bénéfices mis en avant au Sido, les intervenants ont rappelé que les systèmes connectés améliorent (évidemment) les processus de travail existants, fabrication ou maintenance. A condition de bien s'équiper. Guillaume Lavaure, chef de produit chez Acoem Group, présent dans l'industrie pétrolière, les éoliennes, le nucléaire, les transports explique par exemple que dans son cas particulier, il cherchait " des capteurs connectés capables de résister en milieu de travail hostile ". C'est la société Hikob qui a répondu à ses attentes avec des produits conformes à la norme ATEX (atmosphères explosives). Autre problème lié à son projet, " face à l'avalanche de données délivrées par de très nombreux capteurs, le débit des grands réseaux dédiés à l'IoT tels Lora ou Sigfox était trop faible pour nous. Nous avons eu recours à un réseau haut débit ". Le protocole de communication utilisé devait également éliminer les perturbations électromagnétiques. La contrainte a été résolue par le FTDMA en 2,4 GHz qui utilise un débit symétrique dans les deux sens de la connexion. Dans un autre domaine, Stéphane Ménoret, le chef de Projet IoT chez Enedis, évoque des projets en phase d'expérimentation au sein de l'ex-ERDF sur la prévention de coupures électriques. Pour ce faire, il utilise des capteurs qui remontent les données pour essayer de trouver des corrélations qui indiquent une possible défaillance. Les fuites électriques sur des isolateurs encrassés peuvent ainsi être détectées, évitant des pannes et des interventions lourdes. Quelques conseils pour réussir son projet IoT Ces projets montrent que les choses bougent. Mathieu Sabarly, dirigeant chez le cabinet de conseils Wavestone, pointe les évolutions profondes de l'organisations du travail des industriels. PRO+ Contenu premium Accéder à plus de contenu PRO+ ainsi qu'à d'autres offres réservées aux membres. E-Handbook Les clés de l'IT : Spécial Réseau E-Handbook Blockchain : comprendre avant d'envisager un déploiement E-Handbook Internet des Objets : petit guide iconoclaste " La gestion de la production repose de plus en plus sur les cols blancs. La transformation numérique - dont fait partie l'IoT - fait appel à de nouvelles compétences et bouscule les habitudes. Un accompagnement au changement et des formations sont nécessaires ". Autre conseil, donné par Stéphane Menoret, de Thales : un écosystème numérique doit intégrer l'industrialisation des processus dès le début. " Pas question de big-bang pour mettre en place des projets, il faut au départ agir sur des processus spécifiques " renchérit Mathieu Sabarly. Pas de précipitation donc. Surtout que les méthodes agiles, qui répondent aux besoins du Time-To-Market, font rarement bon ménage avec la sécurité. L'absence de normes dans ce domaine et la nécessité de sécuriser l'écosystème de bout en bout, depuis l'objet jusqu'à l'utilisateur, sont un aspect à ne pas négliger mentionné par tous les participants. Si elle ajoute au départ des couts aux projets connectés, ne pas prendre en compte la sécurité peut se traduire par de lourds dommages. Rappelons, l'ampleur de l'attaque DDoS subie par l'hébergeur OVH en septembre 2016 dus à plus de 100.000 caméras connectées et sans protection. Les industriels doivent donc aussi intégrer la notion de risque financier. Le jeu de la transformation par l'IoT est complexe mais il en vaut la peine, notamment pour développer de nouveaux services. Encore faut-il bien comprendre les avantages de l'internet des objets qui apporte une " intelligence " centrée sur la donnée. Ce qui implique de prendre également en compte la donnée (comme le fabricant de WC Hagleitner, comme Pirelli ou comme le fabricant de vêtement de sport Under Armour). Mais nous en serions encore loin en France. Selon une étude du CXP de 2016, collecter des données serait le dernier critère de choix des prestataires IoT.

04/04/2017 - L'IoT va bouleverser le monde du retail : la preuve par trois

'L'adoption de l'IoT chez les retailers est lente, mais c'est une étape incontournable. Ils devront investir dans ces nouvelles technologies pour survivre !'. Katarina Hansson, directrice du retail chez Teradata passée par Microsoft et Ikea, est catégorique. Lors de la conférence Teradata Universe 2017, qui se tient à Nice du 2 au 5 avril, la spécialiste du digital retail a démontré comment l'IoT pouvait apporter une vraie valeur ajoutée aux distributeurs. Elle s'est appuyée sur trois exemples. 1 - Améliorer l'expérience client C'est le buzz word du moment et l'obsession de toutes les marques : proposer une expérience client sans couture et personnalisée. Comment l'Internet des objets peut servir à atteindre cet objectif ? L'exemple le plus marquant est sans doute l'initiative de la firme de Jeff Bezos avec Amazon Go. Située à Seattle, la boutique sans caisse mêle capteurs, algorithmes de vision par ordinateur et deep learning. Concrètement, il suffit à un client de s'identifier en passant son smartphone (avec l'application Amazon Go ouverte) devant une borne, de remplir son panier, puis de sortir du magasin, sans passer par la case file d'attente. Et si le client retire un produit de son panier, il est automatiquement déduit de sa liste de course. 2 - Optimiser la supply chain 'Mais il est impossible de proposer une telle expérience client, sans blinder la partie opérationnelle et notamment la supply chain', prévient Katarina Hansson. 'C'est un point que les retailers ont tendance à sous-estimer car ils se concentrent sur la connaissance du client pour déployer une communication 360°', poursuit-elle. 'Mais quelle pire expérience pour un client que de se rendre en magasin ou sur un site marchand et ne pas trouver le produit recherché', reprend-elle. La disponibilité des produits est donc une priorité. Pour l'assurer, une connaissance extrêmement fine de l'état des stocks est indispensable. Dans cette optique, Walmart s'est lancé dans une automatisation poussée de ses entrepôts pour vérifier l'exactitude de ses stocks. En 2013, Walmart comptait 1000 robots dans ses entrepôts. Le géant américain en compte désormais 45 000. La technologie RFID est un autre moyen d'avoir une vision très précise de l'état des stocks. Elle est notamment utilisée dans l'univers du prêt-à-porter. Cette traçabilité permet, en outre, d'apporter une série d'informations (où a été fabriqué le produit, quel est son impact sur l'environnement, etc.) dont les clients sont de plus en plus friands. 3 - Créer de nouvelles sources de revenus L'Internet des objets va aussi permettre de créer de nouveaux business models et cela va nécessairement impliquer l'élaboration de partenariats rapprochant des entreprises issues de différentes industries. 'A titre d'exemple, on pourrait voir un Auchan s'associer à Mastercard et à Siemens pour permettre aux clients de passer des commandes directement depuis leur frigo connecté', avance Katarina Hansson. Autre exemple, cette fois bien réel, avec Ford qui a noué un partenariat avec Amazon pour connecter ses véhicules à Amazon Echo et permettre aux conducteurs de passer des commandes depuis la route en échangeant avec l'assistant vocal Alexa. En France, aussi, les partenariats entre les acteurs du monde automobile et du retail, se développent. C'est le cas, par exemple, de PSA qui s'est associé à Oney, la filiale bancaire du groupe Auchan, pour faire de la voiture connectée un nouveau moyen de paiement. 'Celui qui nouera les bons partenariats le plus rapidement possible remportera la course', prédit Katarina Hansson. Juliette Raynal@Julietteraynal

02/04/2017 - Comment Carrefour va tracer 10 000 chariots avec Objenious

" La supply chain est un terrain de jeu extraordinaire pour l'Internet des objets ", a lancé Vincent Secher, directeur commercial d'Objenious, en introduction d'une table ronde dans le cadre de la deuxième Matinale organisée par la filiale IoT de Bouygues Telecom, ce jeudi 30 mars. Et ce n'est pas Alexandre Berger, directeur des projets transverses chez Carrefour Supply Chain, qui le contredira. " Il y a un an et demi, nous avons décidé de réfléchir à la digitalisation de la supply chain pour améliorer les performances ", déclare-t-il en rappelant que l'enseigne compte plus de 5?600 magasins en France et livre 1,4 milliard de colis par an transportés par 3?500 camions sur les routes quotidiennement. Avec, parmi les axes de réflexions, l'usage de l'IoT pour suivre les actifs de livraison. Le " roll ", chariot de livraison que Carrefour va équiper de capteur. Menée avec Capgemini, cette réflexion a abouti au projet T-roll pour " traçabilité des rolls ". Les rolls sont les chariots-conteneurs, munis de deux hautes grilles latérales, utilisés pour la livraison de marchandises auprès des magasins de petites tailles (Carrefour Market...) et pour circuler dans les rayons. L'enseigne en utilise 150?000 au quotidien. " Notre problématique était de savoir où sont les rolls, ils bougent tout le temps ", indique Alexandre Berger qui précise en réinjecter entre 4000 et 6000 par an. A raison de 80 euros pièce, " pouvoir faire l'inventaire du parc en un clic " se révèle extrêmement pratique, si ce n'est crucial, pour le livreur. " Ce qui est possible depuis la mise en oeuvre de Lora. " Comprendre comment utiliser la technologie à peu de frais Alexandre Berger avait en effet songé à des technologies de type RFID pour repérer les chariots conteneurs. " Mais cela ne fonctionne qu'en indoor, alors que c'est quand les rolls sont à l'extérieur qu'on le perd. " Qui plus est, la technologie Lora qui opère des capteurs à faible consommation apporte une autonomie de longue durée aux objets. " S'il fallait brancher les 150?000 rolls au secteur pour recharger leurs batteries tous les matins, ce ne serait pas possible ", illustre le responsable pour la filiale logistique de la grande enseigne qui précise que la solution trouvée apporte " une forte durabilité de 6 ans ". Ce que ne permettrait pas un capteur GPS. Le capteur discrètement placé sous la base du roll. Alexandre Berger revient sur les différentes phases du projet. Une fois la solution identifiée, un petit capteur qui se place sous le chariot, et son fournisseur-opérateur, Objenious dont le tableau de bord Spot (smart portal of things) permet de récupérer et visualiser les données émises par les objets, le responsable chez Carrefour a lancé ses premier tests. " Nous avons acheté trois capteurs que j'ai glissé dans les sacs de ma femme, d'une collaboratrice et dans ma poche pour effectuer des tests pendant quelques jours. " Satisfait de cette première approche à peu de frais pour vérifier la possibilité de l'offre, une centaine de rolls ont alors été équipés en Ile-de-France en début d'année. " Cela nous permet de comprendre comment se servir réellement de la technologie ", témoigne le directeur des projets. Fort de cette maîtrise, Alexandre Berger annonce que 10?000 rolls vont être équipés des capteurs en août-septembre prochain, toujours sur la région parisienne. 10 000 chariots équipés en août Ces chariots connectés auront la primeur de bénéficier, et tester, la technologie de géolocalisation TDOA (Time Differential of Arrival) adoptée par Objenious. Associée à de l'auto-apprentissage (machine learning), TDAO permet de repérer les objets dans un rayon de 100 à 200 mètres près. Mais au-delà de ce service qui facilitera la récupération des conteneurs, le capteur embarque d'autres fonctions comme la mesure de la température ou la sensibilité aux chocs. " L'IoT ouvre de nouvelles fonctions pour véhiculer les marchandises efficacement,assure Alexandre Berger. A raison de 2 500 données par jour avec un PoC de 100 rolls, il y a un vrai enjeu de traitement de la donnée. " Qui plus est, l'identification unique des rolls va simplifier leur processus administratif, ajoute le responsable. " Cela va permettre un optimisation de la gestion du roll. Et si l'on ne perd plus un seul objet, il n'y a plus de frein à investir dans de nouveaux objets ", conclut Alexandre Berger. Une vision qui ne peut que réjouir Stéphane Allaire (photo en tête), PDG d'Objenious et maître de cérémonie de la matinale qui réunissait une vingtaine de partenaires et a accueilli près de 400 participants. Le dirigeant en a profité pour égrainer les chiffres en évoquant plus de 4 200 antennes Lora déployées dans 30?000 communes, couvrant 88% du territoire et 93% de la population. " On dispose du plus grand réseau Lora national ", assure-t-il. Un réseau déployé en à peine plus d'un an grâce au soutien structurel et technique de la maison mère Bouygues Telecom, et qui s'étend à l'étranger à travers les accords de roaming signés au fil des mois. Après les Etats-Unis (225 villes couvertes par Senet), l'Allemagne (avec Digimondo) et la Belgique (Proximus), Stéphane Allaire a annoncé la signature de la Russie avec Lartech. " Trente-sept opérateurs déploient du Lora dans le monde, et Comcast (opérateur américain, NDLR) vient de rejoindre la LoraWan Alliance ", s'est réjouit le dirigeant qui y voit " un écosystème complet avec plus de 450 industriels membres ". Fort d'un catalogue de plus de 70 capteurs homologués chez Objenious, Stéphane Allaire est convaincu que " si 2016 était l'année des PoC, 2017 sera celle des vrais déploiements ". A confirmer l'année prochaine. Lire également Stéphane Allaire, Objenious : " bientôt des projets IoT avec des millions d'objets " IoT : Objenious part à la conquête de l'international IoT : le réseau Lora d'Objenious déborde en Belgique

30/03/2017 - Une protection qui détecte le percement d'un bouchon de liège - Viti

Le dispositif se compose d'un détecteur électronique couplé avec une étiquette NFC (technologie de communication sans contact), en lien avec une plateforme en ligne. Le détecteur électronique est situé au sommet du goulot de la bouteille, juste sous la& ...

29/03/2017 - Vols sur les chantiers : les parades technologiques montent en puissance

Caméras intelligentes, capteurs RFID... Le BTP peut compter sur de réels progrès techniques pour contrer la délinquance. A condition d'en cerner les usages. (C) SOURCE : MINISTERE DE L'INTERIEUR, JANVIER 2016 - FEVRIER 2017. - Quatre départements surexposés au vol Il n'y a pas que les futurs propriétaires qui adorent visiter les chantiers. Le fléau est connu mais il est vivace : les voleurs s'y servent comme dans la caverne d'Ali Baba. Un phénomène que la FFB avait quantifié dans une grande enquête en 2008 et qui coûterait près d'un milliard d'euros par an aux entreprises du bâtiment. Si près d'un chantier sur deux est clôturé, si la protection humaine reste indispensable, c'est sur les progrès technologiques que les entreprises peuvent désormais compter. Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu DÉJÀ ABONNÉ Mot de passe perdu Activez votre compte abonné PAS ENCORE ABONNÉ ABONNEZ-VOUS

29/03/2017 - Cinq industries qui pilotent la révolution de l'internet des objets

À la fin de 2016, l'adoption de l'internet des objets concernait quelque 43 % des entreprises à travers le monde, d'après un rapport de Gartner. 'L'industrie de l'internet des objets est la prochaine vague de technologies internet. Elle devrait créer des centaines de milliers d'emplois qualifiés bien rémunérés', prédit PK Agarwal, doyen régional de l'université Northeastern dans la Silicon Valley et ex-directeur de la technologie pour l'État de Californie. 'L'internet des objets transformera en profondeur la conduite des affaires et la fabrication dans le monde entier.' L'université Northeastern estime que l'investissement total entre 2015 et 2020 s'élèvera à 6 billions de dollars entre les marchés de l'internet des objets grand public et industriel, ce dernier tirant la croissance. Le secteur de la fabrication est celui qui a le plus investi dans l'internet des objets en 2016, d'après un rapport récent d'IDC, avec des dépenses totales de 178 milliards de dollars. Vient ensuite le secteur du transport, à 78 milliards de dollars. Les services publics complètent le podium, à 69 milliards. 'Nous ne sommes qu'au début du parcours', prévient William Webb, membre de l'IEEE et PDG de l'organisme à but non lucratif Weightless SIG. 'C'est un peu comme demander qui est en tête d'un marathon 50 mètres après le départ... cela n'indique pas forcément qui sera en tête à l'arrivée.' Voici les cinq grandes industries qui, d'après les experts, adoptent et investissent le plus dans l'internet des objets, ainsi que des conseils pour aider votre entreprise à bien se lancer. 1. Fabrication L'internet des objets est 'évolutionnaire', selon Peter Middleton, analyste de Gartner spécialisé dans le domaine. L'origine de son histoire remonte à l'utilisation des systèmes d'automatisation en réseau dans des industries telles que la fabrication et le transport. 'Au fil du temps, à mesure que la technologie de mise en réseau s'est améliorée par le truchement de phénomènes tels que la loi de Moore et les progrès dans les capteurs et la technologie de traitement, l'idée de surveiller et d'optimiser l'utilisation des ressources physiques s'est étendue à toutes les industries', relate Peter Middleton. L'ancrage de l'internet des objets dans la fabrication perdure, puisque les plus grands investissements réalisés dans la technologie se font dans ce secteur, souligne-t-il. Ces investissements sont à classer dans deux catégories : les investissements tournés vers l'intérieur (ceux axés sur l'optimisation des systèmes et la réduction des coûts) et les investissements tournés vers l'extérieur (ceux qui apportent des améliorations à l'utilisation des clients). En termes d'investissements internes, les fabricants utilisent l'internet des objets pour optimiser leurs processus, surveiller les équipements et effectuer la maintenance préventive et prédictive sur ces équipements. Les opérations de fabrication représentent le cas d'utilisation de l'internet des objets qui a obtenu l'investissement le plus élevé en 2016 entre toutes les industries, à 102,5 milliards de dollars, selon IDC. Dans le domaine externe, les acteurs de cette industrie utilisent des appareils de l'internet des objets pour examiner comment leurs produits sont utilisés par les clients en maintenant un lien en réseau avec ces produits et en échantillonnant les données d'utilisation et les mesures des capteurs. De cette façon, les fabricants peuvent analyser les résultats et tirer des tendances générales dans la façon dont le produit est utilisé, ce qui peut informer la prochaine génération du produit ou aider à diagnostiquer tôt les problèmes. 2. Transport L'industrie du transport investit également beaucoup dans l'internet des objets. La majorité des dépenses liées à l'internet des objets dans ce secteur concerne la surveillance des marchandises, pour 55,9 milliards de dollars en 2016, d'après IDC. C'est le deuxième cas d'utilisation le plus important de l'internet des objets entre toutes les industries. Un nombre croissant de véhicules de transport public et de marchandises sont équipés de capteurs qui aident à planifier l'entretien, à optimiser la consommation de carburant et à former les conducteurs, indique Peter Middleton. Ces véhicules peuvent également surveiller le comportement de conduite ou de fonctionnement pour des questions d'assurances, ajoute-t-il. Certains véhicules ont des enregistreurs de données numériques qui sont programmés pour enregistrer des vidéos en cas de forte accélération susceptible d'augurer un grave accident de la circulation. Cette vidéo peut ensuite être utilisée dans le cadre d'une enquête, explique Peter Middleton. 3. Services publics Dans l'industrie des services publics, les investissements dans le réseau intelligent pour l'électricité et le gaz ont totalisé 57,8 milliards de dollars en 2016, d'après IDC. Les compteurs intelligents sont désormais déployés à grande échelle aux États-Unis et dans plusieurs pays européens, commente William Webb. 'C'est relativement simple : les compteurs d'électricité étant reliés au réseau, les batteries ne sont pas un souci, et en plus ils sont statiques', explique-t-il. 'Le dossier économique est simple lui aussi : vous n'avez pas besoin de payer quelqu'un pour relever le compteur.' L'industrie du pétrole et du gaz tire également profit des solutions de l'internet des objets. 'Ces [industries] s'étendent sur de vastes territoires et ont une multitude de tuyaux, vannes et manomètres à surveiller', remarque William Webb. 'Il suffit qu'un système de pompage soit à l'arrêt quelques minutes pour que la perte de revenus soit colossale, d'où l'intérêt à installer des systèmes de l'internet des objets.' Les appareils de l'internet des objets sont également utilisés dans les centrales électriques pour surveiller les équipements sur la durée, effectuer la maintenance prédictive et renforcer la supervision de la sécurité, renchérit Peter Middleton. 4. Santé La santé est l'une des industries qui enregistrera la croissance la plus rapide des dépenses dans l'internet des objets dans les années à venir, d'après IDC. L'utilisation de l'internet des objets dans le secteur de la santé est très vaste, souligne Peter Middleton. Elle varie des machines médicales qui partagent des images avec les autres soignants d'un patient à la surveillance et au dépannage des problèmes avec les équipements, en passant par les systèmes de localisation en temps réel qui peuvent suivre les équipements, la distribution de médicaments et même le personnel et les patients. Les progrès réalisés dans les implants, les prothèses et le prêt-à-porter technologique tirent également profit de l'internet des objets, transmettant des données aux fournisseurs de soins médicaux. La connexion des pacemakers et d'autres appareils médicaux à internet est bénéfique pour les patients, du fait qu'elle diminue les erreurs et fournit plus de données aux médecins pour améliorer le diagnostic et la qualité des soins, affirme Valorie King, membre de l'IEEE et présidente en charge du programme d'études de premier cycle en politique et gestion de la cybersécurité au collège universitaire de l'université du Maryland. Toutefois, elle expose également ces appareils au risque de cyberattaques. 'La sécurité doit faire partie intégrante des impératifs de conception du système', estime Valorie King. 'La sécurité logicielle constitue le plus grand vecteur de vulnérabilité.' 5. Produits électroniques grand public Les achats dans l'internet des objets grand public ont représenté le quatrième plus grand segment de marché en 2016, d'après IDC, et devraient gagner la troisième place en 2020. Au cours de l'année passée, nous avons vu l'essor des systèmes de domotique et d'automatisation des bureaux, ainsi que des assistants numériques tels qu'Alexa d'Amazon et Google Home. Si les assistants numériques ont gagné en popularité, il faudra du temps avant que la plupart des individus n'investissent dans des maisons et bureaux entièrement connectés, prédit William Webb. 'Le plus grand problème est l'inertie du besoin d'achat d'un nouveau réfrigérateur ou système de sécurité domestique qui possède ces capacités', analyse-t-il. 'Il est rare que l'on se dise 'Et si j'achetais un nouveau réfrigérateur connecté à internet ?', à moins que l'ancien ne tombe en panne. Le processus d'introduction dans ce domaine est lent.' Conseils pour les entreprises À l'heure où les industries sont de plus en plus nombreuses à investir dans l'internet des objets, il est impératif de s'assurer que ces appareils intègrent de solides systèmes de sécurité, souligne William Webb. 'Ces six derniers mois, nous avons assisté à des attaques par déni de service venant d'appareils de l'internet des objets qui avaient été piratés', rappelle-t-il. 'C'était inattendu, mais avec le recul, nous aurions dû y penser. Ces phénomènes sont appelés à se multiplier.' Le coût d'élaboration d'un produit qui se connecte à un réseau continue de baisser, indique Peter Middleton. Pour autant, quelqu'un qui conçoit un produit à bas coût, tel qu'une ampoule intelligente, doit quand même prêter attention à la sécurité réseau, car un attaquant pourrait pénétrer un réseau via ce seul appareil peu coûteux de l'internet des objets. Pour les entreprises qui commencent leur incursion dans l'internet des objets, 'nous recommandons que les départements en charge des opérations ou de l'ingénierie s'efforcent de travailler en lien plus étroit avec les départements informatiques', préconise Peter Middleton. 'Cela permettra d'avoir un plan plus cohésif dans l'utilisation de la technologie à travers une entreprise donnée, plutôt que d'avoir des îlots d'utilisation où les personnes ne communiquent pas et n'exploitent pas les meilleures pratiques.' Peter Middleton recommande également de constituer une équipe au sein de votre entreprise qui coordonne la sélection des technologies, envisage les cas d'utilisation possibles, partage les meilleures pratiques et assure la supervision de la sécurité. Ce groupe peut commencer par des projets pilotes et utiliser les leçons tirées de ces projets pour élaborer des calculs plus détaillés du retour sur investissement et justifier l'élargissement à une initiative à part entière. Pour aller plus loin sur ce sujet Dossier : Roadmap to business : mettre en place l'IOT dans son entreprise Réseaux IoT : vers des réseaux à deux vitesses ? IoT en 2017 : Pourquoi l'usage va croître, malgré les risques de sécurité IoT : Intel lance sa (chère) carte Joule Le guide de l'IoT pour patron pressé

29/03/2017 - Internet des objets et GDRP, le dilemme du tout-connecté

Avec la future réglementation européenne sur la protection des données, les entreprises doivent protéger mieux les données, notamment celle collectées par les objets connectés.

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Initié par le Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, le Centre National de Référence RFID (CNRFID) favorise le déploiement de la technologie RFID Radio Frequency IDentification. La RFID est une technologie d'identifi cation automatique par radiofréquence offrant des potentiels d'applications dans tous les secteurs d'activité (commerce, santé, aéronautique, transports…). Les tags RFID actifs et les tags RFID passifs existent sous différentes formes : étiquettes RFID, badges RFID, cartes RFID… Ces tags RFID sont généralement associés à des lecteurs RFID connectés au système d'information. Les fréquences RFID utilisées sont la RFID LF (125 et 134,2 kHz), la RFID HF (13,56 MHz), la RFID UHF (860 à 960 MHz). Pour la RFID HF, les principes physiques et applicatifs sont identiques à ceux de la NFC (Near Field Communication). Associées à des réseaux de capteurs, ces technologies RFID sont à la base des futures applications de l'Internet des Objets (IoT).