Définition de la RFID
Insérer une clé pour démarrer un véhicule, badger pour accéder à un bâtiment ou une salle, utiliser les remontées mécaniques lors d’un séjour au ski, valider un titre de transport dans le bus ou le métro sont des gestes entrés dans le quotidien de bon nombre d’entre nous. Nous utilisons, sans en être toujours conscient, des technologies de capture automatique de données basées sur les ondes et rayonnements radiofréquence.
Cette technologie est connue sous le nom de RFID pour Identification RadioFréquence. Ce que chaque être humain fait dans sa vie quotidienne, les objets le font également depuis leur lieu de fabrication jusqu’au point de vente en passant par les lieux de stockage. Ils sont, comme nous, porteurs d’étiquettes RFID. La différence entre les objets et nous, c’est qu’ils ne présentent pas «volontairement» leur étiquette ou badge RFID lorsqu’on leur demande. Les conditions de lecture de ces étiquettes sont donc différentes et demandent généralement des distances de détection plus importantes.
On peut donner la définition suivante à la RFID - Radio Frequency IDentification - : Technologie d'identification automatique qui utilise le rayonnement radiofréquence pour identifier les objets porteurs d'étiquettes lorsqu'ils passent à proximité d'un interrogateur.
Ceci dit, la RFID ne peut pas se résumer à une seule technologie. En effet, il existe plusieurs fréquences radio utilisées par la RFID, plusieurs types d’étiquette ayant différents types de mode de communication et d’alimentation.
Pour transmettre des informations à l’interrogateur (encore appelé station de base ou plus généralement lecteur), une étiquette RFID est généralement munie d’une puce électronique associée à une antenne. Cet ensemble, appelé inlay, est ensuite packagé pour résister aux conditions dans lesquelles il est amené à vivre. L’ensemble ainsi formé est appelé tag, label ou encore transpondeur.
Les informations contenues dans la puce électronique d’un tag RFID dépendent de l’application. Il peut s’agir d’un identifiant unique (UII, Unique Item Identifier ou code EPC, Electronic Product Code, etc.). Une fois écrit dans le circuit électronique, cet identifiant ne peut plus être modifié mais uniquement lu (WORM Write Once Read Multiple). Certaines puce électroniques disposent d’une autre zone mémoire dans laquelle l’utilisateur peut écrire, modifier, effacer ses propres données. La taille de ces mémoires varie de quelques bits à quelques dizaines de kilobits.
Historique de la RFID
1940
Le principe de la RFID est utilisé pour la première fois lors de la Seconde Guerre Mondiale pour identifier/authentifier des appareils en vol (IFF : Identifie Friendly Foe). Il s'agissait de compléter la signature RADAR des avions en lisant un identifiant fixe permettant l'authentification des avions alliés.
1970
Durant les années 1960-1970, les systèmes RFID restent une technologie confidentielle, à usage militaire pour le contrôle d'accès aux sites sensibles, notamment dans le nucléaire.
1980
Les avancées technologiques permettent l'apparition du tag passif. Le tag RFID rétromodule l'onde rayonnée par l'interrogateur pour transmettre des informations. Cette technologie permet de s'affranchir de source d'énergie embarquée sur l'étiquette réduisant de ce fait son coût et sa maintenance.
1990
Début de la normalisation pour une interopérabilité des équipements RFID.
1999
Fondation par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) de l' Auto-ID center : centre de recherches spécialisé en identification automatique (entre autre RFID).
2004
L'auto-ID du MIT devient "EPCglobal", une organisation chargée de promouvoir la norme EPC (Electronic Product Code), extension du code barre à la RFID.
2005 à aujourd'hui
Les technologies RFID sont aujourd’hui largement répandues dans quasiment tous les secteurs industriels (aéronautique, automobile, logistique, transport, santé, vie quotidienne, etc.). L’ISO (International Standard Organisation) a largement contribué à la mise en place de normes tant techniques qu’applicatives permettant d’avoir un haut degré d’interopérabilité voire d’interchangeabilité.
De l'identification à la RFID
L'identification électronique se divise en deux branches :

1. Identification à contact
Il s'agit de dispositifs comportant un circuit électronique dont l'alimentation et la communication sont assurées par des contacts électriques. Les deux principaux exemples d'identification à contact sont :
2. Identification sans contact
On peut décomposer les identifications sans contacts en trois sous-branches principales :
Classification des tags RFID
Une première classification possible des tags ou étiquettes RFID est basée sur la présence ou non d’une puce électronique.
Les tags RFID SAW (Surface Acoustic Wave) ne sont pas équipés de circuits intégrés. Ils ne représentent aujourd'hui qu'une très faible part du marché (quelques %). Il s'agit de transpondeurs à lecture seule et ne comportant pas d'alimentation embarquée. On les nomme également codes à barres RF.
Les tags RFID 1 bit sont des systèmes passifs à diodes capacitives, dits « transpondeurs 1 bit ». Ce bit permet d'indiquer la présence ou non du tag dans le champ d'action de l'interrogateur. Ils sont largement utilisés comme système antivol.
Les tags RFID à circuits intégrés sont les systèmes les plus utilisés sur le marché actuel. Ils se composent d'une antenne et d'un circuit intégré plus ou moins complexe (simple machine d'état ou véritable microcontrôleur).
